Les vétérans

Coup de griffe n° 1
jeudi 26 décembre 2002
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Rien à faire j’m’y fais pas ! Je suis un vétéran. Enfin plus exactement en février 2001 je serai un vétéran selon les règles de la fédération nourricière. Difficile à croire quand dans son corps on se sent comme si on avait à peine… 83 ans.

La synonymie douteuse avec les anciens combattants n’est d’ailleurs sans doute pas pour rien avec le curieux malaise qui m’envahit quand j’y pense. Alors que j’étais un fumier de jeune - car sans me vanter, j’ai été moi aussi un fumier de jeune -, il y avait les vieux en activité qui te posaient des parpaings avec un certaine application et les autres sur le bord de touche qui menaçaient de t’emboîter sur le beffroi si jamais tu sortais vivant du terrain.

Les vétérans en activité

La race des vétérans en activité est sauf exception en train de s’éteindre doucement avec la disparition des mêlées, et le développement du rugby de mouvement… De là l’expression pléonastique : y z’on des vieux qui courent pas ! Car les vieux étaient rarement là pour accélérer le jeu ; leur rôle était d’aller de tas en tas en se posant suffisamment à plat pour empêcher toutes velléités de hors jeu. Si par hasard, les vieux arrivaient trop tard - ce qui relevait plus de l’habitude que du hasard, soyons honnête -, la pudeur et la bienséance m’empêchent de te raconter ce qui pouvait se produire ; disons que cela sentait souvent le sang et le cuir, l’alu. et les points du suture. Et à Valenciennes, pendant une longue période, des vieux y’en avait pas ; sauf un, gentil comme un vieux chien entre deux grossesses nerveuses. Les vieux étaient tout di en face de nous et plus souvent encore sur nous, à pieds joints… Beaucoup de sang et de points du suture, et pas beaucoup d’alu. et de cuir… donc

Les vétérans du bord de touche

Le vieux, lorsqu’il passe de l’autre côté de la main courante, se sent alors une âme de chansonnier. Quand il débarque le dimanche, le béret vissé sur le crâne, les bouts de roti et le cigare entre les dents, la taille ficelée dans une ceinture qui défie les lois de la résistance des matériaux, sa frustration lui laisse en réalité peu de choix… à part celui de jouer par procuration. L’air est souvent le même - je comprends rien, c’est plus pareil depuis les nouvelles règles -, les paroles changent selon les situations et les clubs : Mais tu vas lui marcher d’sus ou quoiaaa ! vise le poteau gauche ! Tiens ton match l’arbitre ! En avant dans les mains ! Ascenseuuurs ! Ouuu… le deux contre un ! Il y a également ceux qui barrissent des noms de combinaisons disparues du catalogue depuis minimum 45 ans… Le vieux est con, c’est sa destinée. Mais sache qu’il ne pense qu’à une chose, rechausser le cuir et l’alu. et venir courir dans l’herbe grasse. Oui je sais - fumier de jeune - c’est pitoyable mais la vieillesse est un naufrage qui t’emportera aussi dans les flots impitoyables… En attendant profites de tes vingt ans où je te botte le cul petit merdeux…


Foi de chat crevé !


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