Fumiers de jeunes

Coup de griffe de chat crevé
lundi 6 janvier 2003
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Rien à faire j’m’y fais pas ! Autant, quand j’étais jeune, j’aimais bien les vieux, autant maintenant que la grisaille a envahi ma chevelure douce et parfumée les jeunes m’assomment. Et tout particulièrement les fameuses équipes juniors à la classe insouciante, à la condition physique sans limite, et au palmarès prématuré. En général, cette équipe, que les seniors à bout de souffle attendent comme les sentinelles attendaient la relève dans la boue du chemin des dames est décimée, sauf survivant au mental
d’acier, en deux mois, juste le temps de la trêve estivale qui sépare ces surdoués de l’ovale de la catégorie supérieure. Les hormones, et le fameux ascenseur social ont pulvérisé cette alchimie subtile de talents et de gabarits robustes…

Les hormones des jeunes

Les hormones des jeunes ont ça de particulier qu’elles ressemblent à celles des vieux mais en 100 000 fois plus instables. Alors que la lueur libidineuse d’un + de 30 ans met bien deux années-lumière pour remonter au cerveau, puis redescendre
à la bite, la libido du jeune se démultiplie, se disperse ; les fluides s’entrecroisent, s’affrontent l’espace d’un instant et puis s’arrêtent sur la plus belle reine des casse-burettes que l’univers ait porté : j’te préviens c’est le Rugby ou moi, faut choisir… Voilà notre ami le jeune pieds, couilles et poings liés… L’apprentie caissière de chez Mamouth (je
n’ai rien contre les caissières du Mamouth, j’aurais pu dire apprentie caissière à Félix Potin) a domestiqué le jeune taureau furieux en utilisant les deux ruses les plus sataniques : l’incertitude en l’avenir et le confort sexuel. Il revient parfois, quelques années plus tard, pactiser avec d’anciens démons, mais les crampons n’accrochent plus… L’hormone à fait son œuvre, Félix Potin a décapité l’équipe qui devait ramener le Brenus au stade Nungesser. Le rugby est une expérience multiple et versatile, mai
s fumier de jeune, mon ami, il ne t’apprendra jamais à terras-ser les caissières…

L’ascenseur social

Les clubs huppés, usent de la fameuse ruse dite de l’ascenseur social pour débaucher les beaux pe-tits gars de leur club pouponnière : "Tu comprends ici on ne te donnera pas d’argent, nous préférons jouer la carte de l’accompagnement des joueurs". Et bien si je monte dans l’ascenseur social par erreur, rappelez moi de péter la gueule au garçon d’étage, de la part de tout les conducteurs de moto-crottes - postes très en vogue un moment donné dans un club phare du Pas-de-Calais - des moniteurs sportifs,
bonnes à tout faire dans les mairies ensoleillées, des pompistes, des fabricants de Hamburgers, des contrats à durée indéterminée jamais signés, des frais de déplacements sur dimensionnés jamais réglés et bien sûr je ne parle pas des vrais-faux emplois-jeunes pour garder une chance de préserver mon dentier… L’ascenseur social est un funiculaire-bétaillère omnibus qui montent très vite - surtout à la tête d
e nos amis les jeunes - et redescend une saison ou deux après avec les déçus rescapés. Alors, l’histoire est connue, le jeune revient parfois pactiser avec d’anciens démons dans son club d’origine, mais les crampons n’accrochent plus… L’ascenseur social comme l’hormone a fait son œuvre, émasculé l’équipe qui devait ramener le Brenus au stade Nungesser. Le rugby est une expérience multiple et versatile, mais fumier de jeune, mon ami, il ne t’apprendra jamais à con-duire les motocrottes…

Foi de chat crevé !


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