Rugby champagne en Coupe de France [Saison 84-85]

mercredi 1er janvier 2003
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Bercé par la logique implacable des matches à élimination directe, le valenciennois n’est pas bégueule et apprend vite. Encore en première série, mais renforcé par des joueurs ayant joué à l’étage supérieur, le RCV entame en 84-85 lors de la Coupe de France une série de 5 victoires successives toutes basées sur une seule consigne : le pressing. La méthode fait mouche contre
Calais (Série),
Marcq (Série),
Longwy (Honneur),
Compiègne (Honneur), et
Saint Germain en Laye (3e division).
La légende veut, mais sans jamais qu’elle n’ait été vérifiée, que Mesnel alors licencié dans ce club où les ailiers jouent avec un peigne dans la chaussette joua ce match.

Maison-Laffite, alors en deuxième division se déplace avec la grosse artillerie et étrille le RCV en décembre. Je voulais juste, à cette occasion, 15 ans après, jeter un crachas de mépris au gros dirigeant en loden qui, à la fin du match devant deux pétasses ricanantes en pantalons de cuir, fanfaronna : "Si nous avions su, nous serions venus avec l’équipe réserve." Ce jour là pourtant ses propres joueurs n’ont jamais baissé le pied et nous apprirent que le respect pouvait également consister à mettre une branlée à une équipe dominée. Peut-être qu’aujourd’hui le ventre de ce pur produit de la prétention parisienne a explosé sous la double pression de son foie et de son gros colon martyrisés. Le cul des pétasses, quant à eux, la cellulite et l’alcoolisme mondain aidant, ont certainement moins fière allure dans leur pantalon de cuir moulant.

La lecture des compte-rendus de cette série de matches ne laissent aucun doute, Roman avait trouvé dans ces matches de folie l’occasion de donner la pleine mesure de ses capacités physiques extraordinaires (125 kg à l’époque) contre des adversaires qui, toutes divisions confondues, n’avaient jamais rencontré un gazier de cet acabit. A chaque match, ou presque, il dégoutte les défenses adverses avec ses jambes de sprinter, son ventre de barrique et son accélération tout en déséquilibre avant. C’est sans doute le plus invraisemblable et incontrôlable joueur que le comité ait connu. Il jouait d’instinct comme un chasseur d’essais sans jamais se retourner... ni faire une passe. Charlet (entraîneur d’Arras) en perdit son latin en voulant lui inculquer ses vérités molles et générales sur le rugby, Roland plus finaud se contentait de le laisser jouer entouré par Pascal Hardy le dynametero et d’Hugo Lecat l’exécuteur. Seulement, le Championnat parait fade, le RCV est loin de se balader et termine 3e de sa poule. Pas d’accession donc cette saison là non plus. Un malheur n’arrivant jamais seul P. SOLTISIAK - un authentique chtarbé de rugby - mute de ST AMAND en fin de saison.

Ont joué la coupe de France [84-85] :
- 1ère ligne : D CATTIAU, G CHIROLLA, R KRALY, F. BERICAT
- 2ème ligne : D GUEVAR, S DULIEU, MESENGE
- 3ème ligne : F BEAUMONT, P HARDY, E FOURE, D. CASIEZ
- 1/2 ouverture : H LECAT B. EICHENBERGER
- 1/2 mélée : J-M BERNARDARA ; V. COYO
- 3/4 : JM THOMASSE, P LEQUIN, F DELANNOY, J MANTEAU, F SOLER, M. LENNE, F. IMBENOTTE - E. CARRETERRO.


Commentaires  (fermé)

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lundi 31 août 2009 à 17h03 - par  Vico 3/4

Bien intéressant tout ça pour les jeunes du RCV

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