Jean-Séb Bignat

sous le plus beau chapiteau du monde
lundi 27 mai 2002
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Il entre en scène, juvénile et pimpant, fraîchement sorti du cocon parental. Jean-Séb, c’est "sous le plus beau chapiteau du monde", le spectacle au quotidien, une alternative à la tristesse, un bain de jouvence pour les ivrognes. L’homme qui s’adresse à nous "pauvres pêcheurs" n’est pas le dandy ou l’aristocrate espéré, ni le messie attendu, mais un personnage de variété, tantôt sportif cubique de premier plan, tantôt Abbé Pierre style Hiver 54. Il est aussi un personnage hors norme, incongru et rafraîchissant, parlant avec des mots simples de réforme et de modernité même si sa nature complexe le conduit parfois à s’emmêler les crayons.

En cela, son éducation gargantuesque est assez réussi. Le produit est savamment préparé et préservé. Le garçonnet puise ses origines dans de beaux lagons bleus de l’autre monde. Ses souches "kanaks" sont omniprésentes, ses formes ont éclos et son teint hâlé a pris place. Tout naturellement, il garde l’inconscience et la légèreté des îles, sagement protégées par le père. Et pourtant, le cœur de ce parisien s’établit en réalité à Saint Germain en Laye ou il côtoie les fils de ..., les vicomtes de je ne sais où, l’archiduc d’Autriche et la princesse d’Espagne. Pour achever de brouiller les pistes il arrive à Valenciennes où il pratique le tennis, le bridge, rayonne, sans s’éterniser à l’école et se passionne pour les sciences académiques ! Il affirme en adulte ses convictions libérales, mais milite pour le mélange des genres. Il sait aussi que l’individu n’est pas seul face à l’usage de sa liberté, mais n’existe qu’à travers sa relation aux autres. C’est un ami des classes moyennes, de certains entrepreneurs et des recalés des premiers tours électoraux.

Homme affable, à défaut d’être un homme à femmes, face à une opinion parfois réticente il s’investit au péril de sa vie. Il finit même par s’oublier ! Car on ne peut trouver d’autres explications à sa façon de jouer au rugby. Son engagement, à la limite de la perversion sexuelle, se fait pas au mépris des lois de la mécaniques élémentaires et d’une condition physique minimaliste. Tordu, étendu, détendu, écartelé, vrillé, plié on le sens capable de talonner avec les dents, d’avaler le ballon pour le protéger, de perpétrer un attentat suicide contre une mêlée ouverte adverse. Et lorsqu’il danse d’un pied sur l’autre, se tartinant les pommettes avant d’entrée en scène, on est pas lourd a parier sur une fin de matchs voguant sur les flots paisible de la traquillité et de la paix entre les hommes.

Seulement voilà, une dizaine de saisons de rugby à ce rhytme viennent de lui révéler, que cachée sous la viande s’agite encore une colonne vertébrale, bien seule, orpheline d’abdominaux... Cela tombe à pic pour qu’il puisse s’investir dans son nouveau job, cheville ouvrière de la fédé et du comité dans l’opération 100 villes, 100 clubs. Messieurs avec Jean-Seb’, faîtes nous confiance, vous n’êtes pas au bout de vos surprises, le spectacle ne fais que commencer !


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