Maud

samedi 12 octobre 2002
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Lorsque Maud dégringola l’escalier pour sauter au cou de son cher papa, celui-ci sut que, plus jamais - non jamais - rien ne serait comme avant dans ce foyer douillet. Construit brique après brique, à grand coup de tendresse et d’amour filial, la maison connut ce jour là un séisme à côté duquel l’entreprise de rénovation des Twin Towers par Ben Laden serait une amusette pour fonctionnaire de l’Equipement désœuvré.

« J’ai trouvé du boulot » dit-elle en enfouissant son nez dans le cou de son géniteur, « Emploi-jeune dans un club de rugby », « Féminin,… le club ? », « non, non pourquoi ? » dit-elle en continuant sa partie de marelle. Ebranlé, terrassé, le pater familias. Sa fille, si fine, si raffinée, laissée en pâture à 50 jeunes vandales, friands de rots qui pètent et de bière brune. Imaginez cet homme, qui sait si magnifiquement trouver les prénoms de ses enfants et qui passe, comme beaucoup de papas, des heures et des heures à méditer sur l’éclosion de la féminité de sa petite, confronté à ce terrible coup du sort. Il la voyait infirmière, mère supérieure, PDG de Vivendi, un truc de gonzesses quoi !

Pour mieux comprendre son trouble, imaginez deux secondes la situation inverse : Jean-Seb sautant dans les bras de son père pour lui annoncer son embauche dans le club de twirling bâton de Trith-Saint Léger !!!! Tu me diras vu les fabuleuses capacités caméléonesques du susmentionné, il y aurait fort à parier qu’il se serait trouvé en quelques semaines à la tête de la compagnie, chapeau tube et tutu, bottes blanches et poils aux pattes. En trois mois, il aurait pris la tête de la fédération ; en six, la présidence du CIO.

Eh bien monsieur, ne sois pas triste, toi qui t’angoisses et t’inquiètes, en mâchouillant le goulot de ta canette. Ta fille ne se gâchera pas lors de son passage chez nous. Primo, ce n’est pas tous les jours que l’on trouve 50 grands frères d’un coup. Deuzio, sûrement chahutée au départ, chambrée, et rosissant sous les plaisanteries fines de rudes gaillards, elle échappera aux cancans de la machine à café, à la concurrence débridée des mégères courant la prime et aux œillades déplacées de son chef de bureau.

En définitive, le pire pour la gentille Maud serait sans doute de ne pas vraiment aimer ce club. De ne voir en lui qu’un boulot, un taf comme un autre. Le club-house est, pour ceux qui savent le regarder, un château merveilleux, un palais luxueux, théâtre de scènes homériques. En plus, - j’dis ça, j’dis rien - cinq ans c’est tout juste le temps qu’il faut pour boucler une thèse en psychosociologie appliquée aux associations sportives… Alors, bienvenue au club et bon courage !


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