Damien Desplechin, le schtroumpf grognon

vendredi 21 septembre 2001
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Lorsqu’il marche, même ses "bottes" murmurent, c’est dire. Il impose sa force tranquille et son verbe corrosif non violent. Pas pressé de courir le monde, il est un homme lucide et droit dont la dignité est un précieux trésor. Pas volubile, il est d’un air réservé. Têtu et exigeant, il acquiesce devant les souffrances de l’humanité, ce qui fait de lui "un honnête homme". Sa discrétion et son rire cristallin cache un tempérament bien racé. Ce qui était vrai il y a 15 ans l’est toujours aujourdhui : il a la rage des gagnants et une défaite passe rarement sans grincement de dents.

En trempant tout petit dans le milieu de l’Ovalie, le Rugby fut une affaire de famille chez les Desplechin (un peu comme dans la chanson), tous, a priori, enclins à faire briller le cuir. Même sa sœur, complice, qui grandit à un temps où le rugby était exclusivement un sport de couillus, trouva finalement le moyen de faire don de son corps à ce sport et, pas bégueule, lui fit cadeau (NDCC : Là, honnêtement, j’hésite...) d’un beau-frère rugbyman. Ils sont comme ça les Desplechin : ENTIERS. A tel point qu’à 20 ans, il préfère l’animation sportive à la fabrique de son père.

Drogué au charbon et à sa noirceur, son jeu s’apparente pourtant plus à l’art aéré de la passe qu’au suif des regroupements ou aux placages destructeurs teintés de souffre. Il fit, orphelin de son frère Greg parti vers d’autres cieux (ACBB, Stade Français, Racing, PUC), une entrée remarquée à Arras avec un style de jeu édifiant. Et on sera d’ailleurs toujours un peu frustré de ne pas avoir vu cette charnière fraternelle, colérique et géniale il y a 10 ans, tourner à plein régime l’âge adulte venu. Reste qu’ en 9 ou en 10, son inspiration de jeu semble naturelle, comme s’il ne faisait que perpétuer une tradition familiale, révée et enseignée par Roland, le pére, perpétuée par les fils.

Mais il est fragile, le Damien. Fesses d’argile, jambe de plâtre, épaule en carton, tout y passe, tant le gaillard a donné à ce sport. Aussi, aujourd’hui, il entreprend avec précocité, une toute nouvelle carrière. Dans la cohorte des jeunes entraîneurs, il se distingue par l’amour du détail et celui du beau jeu. Singulier, troublant et incantatoire, fera-t-il ressusciter les envolées lyriques de ses 3/4 ? Saura-til adoucir son impatience, piaffer de joie et de bonheur dans un rôle qu’il ne soupçonnait pas hier encore ? Une chose est sûre, en endossant le rôle tenu par son père il n’y a pas si longtemps, il sera sérieux et appliqué parcequ’avec le rugby les gars, Faut pas rigoler !


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